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Le changement peut sauver des vies

Même si le modèle de l’opposition ne garantit pas un plus grand nombre de donneurs d'organes, le consentement présumé a un potentiel indéniable.

Les partisans de l’initiative en faveur du don d’organes espèrent que l’introduction dans la loi du consentement présumé (dit aussi modèle de l’opposition) augmentera le nombre d’organes disponibles, raccourcira les délais et réduira la mortalité des personnes en attente de greffe. Toutefois, même si les pays qui le pratiquent enregistrent des taux de dons plutôt élevés, ce modèle n’en est pas une garantie à lui seul. D’autres facteurs, tels que la densité hospitalière, les causes de décès, la situation économique et les convictions socioculturelles, peuvent influencer le nombre de dons d’organes.

Néanmoins, un changement de système présente un grand potentiel dans notre pays. S’il est combiné à un registre oui/non, le principe du consentement présumé permet de clarifier la volonté des personnes décédées et d’assurer à chacun que sa volonté sera respectée. Et trois facteurs devraient en renforcer les effets:

  • l’amélioration des structures hospitalières grâce au plan d’action de la Confédération et des cantons «Plus d’organes pour des transplantations»;
  • le consensus dans la population (76% des citoyens suisses étaient favorables en 2019 au consentement présumé);
  • un allègement de la décision pour les proches, ce qui pourrait contribuer à ab aisser le taux de refus: en l’absence de volonté explicite du défunt, les familles pourraient légitimement partir du principe qu’un don d’organes est conforme à sa volonté.

Kreis J, Immer FF. Systemwechsel kann Leben retten. Competence H+ Hospital Forum (7-8/2020), H+ Die Spitäler der Schweiz, Schweizerische Vereinigung der Spitaldirektorinnen und -direktoren SVS (Hrsg.)

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